L’avis du mois de décembre – La sexualité sans tabou, mais avec amour – Dr Hertoghe, Gerin, Poutet

La sexualité sans tabou, mais avec amour

La semaine dernière nous célébrions la journée de l’orgasme, laissez-moi revenir sur quelques informations clés 😊

D’un point de vue hormonal, la première chose à faire est de s’assurer que les hormones sexuelles soient à un niveau correct, y compris l’androstenedione glucuronide qui renseigne sur les niveaux de DHT (important pour la libido).

Quelles sont les hormones qui peuvent améliorer la sexualité ?

+ L’ocytocine : elle améliore nettement la possibilité d’atteindre l’orgasme et d’éjaculer. Elle accentue également l’intensité de l’orgasme. Sur un plan physiologique, l’ocytocine augmente la quantité et la concentration du sperme à la première éjaculation.

On a constaté que les femmes qui parviennent à des orgasmes multiples durant un rapport sexuel présentaient des taux plus élevés d’ocytocine. Donner de l’ocytocine aux femmes leur permet non seulement d’atteindre plus facilement l’orgasme, mais augmente également l’intensité de celui-ci. Cependant, malgré la puissante capacité de l’ocytocine à stimuler l’orgasme, son administration peut ne pas suffire chez les femmes qui manquent d’histamine, un neurotransmetteur stimulant. L’histamine est connue principalement comme le neurotransmetteur à l’origine des allergies, mais elle est également le neurotransmetteur qui déclenche l’orgasme. Il est dangereux de donner de l’histamine pour favoriser les orgasmes chez une femme, car cela peut déclencher des réactions allergiques, mais l’acide aminé histidine, précurseur de l’histamine, semble ne pas provoquer d’allergies, tout en stimulant les orgasmes, à condition de respecter les bons dosages et les heures de prise.

 

+ La testostérone : représente la principale hormone du désir. Elle déclenche la pulsion sexuelle chez les hommes et les femmes et les incite à vouloir être avec un partenaire sexuel. La testostérone stimule puissamment tous les aspects d’une sexualité : fantasmes sexuelle, excitation sexuelle, émotionnelle et physique, orgasme et satisfaction sexuelle.

Pour l’homme : Si la testostérone augmente la fréquence des érections, l’hormone de croissance, a l’origine du volume des tissus, augmente quant à elle la durée, la fermeté et le volume des érections.

La testostérone, l’hormone masculine, ne représente pas l’hormone principale dans le cadre de l’érection. La MSH, pour melanocyte stimulating hormone, stimule la fonction érectile chez la plupart des hommes de manière plus efficace que la testostérone et plus encore que des produits de type Viagra ou Cialis, notamment sous forme de dérivés synthétiques : le melanotan II et bremelanotide, ou PT-141.

 

Pour la femme : Donner de la testostérone peut également améliorer les orgasmes, et en général double les chances d’une femme de parvenir à un orgasme durant le coït. La dihydrotestostérone, l’autre hormone masculine, semble également efficace lorsqu’elle est appliquée localement sur le clitoris, le clitoris étant alors beaucoup plus réactif à la stimulation sexuelle. L’application locale de dihydrotestostérone sur une zone stratégique du corps permet de donner des doses plus petites et d’avoir un effet local efficace sans apporter trop de dihydrotestostérone au reste du corps et éviter ainsi d’augmenter la pilosité ou de faire perdre les cheveux, effets typiques de l’excès en dihydrotestostérone.

 

+ La DHEA : l’hormone du fantasme et de la satisfaction sexuels. Elle stimule la libido de la femme ainsi que le nombre et l’intensité de ses fantasmes, tout en améliorant la satisfaction sexuelle lors des rapports, bien que cette action soit moins puissante que celle de la testostérone. La DHEA y parvient par une conversion en testostérone, l’hormone mâle, et en l’œstradiol, hormone féminine et le plus puissant des œstrogènes.

 

Un traitement à la DHEA peut également diminuer les effets d’une dysfonction érectile, par sa transformation en testostérone.

+ Les hormones féminines : Les œstrogènes seuls peuvent également augmenter le niveau de désir sexuel, mais à un moindre degré que la testostérone. Les œstrogènes ne stimulent le désir sexuel que si le taux de testostérone est suffisamment élevé. La progestérone quant à elle, apaise la libido.

 

+ La MSH : (Melatoxyte Stimulating Hormone) sous forme de Melatonan II ou bremelanotide en injection sous-cutanée augmente fortement la sexualité tant chez la femme que chez l’homme. La MSH ne se contente pas d’agir sur la fréquence, le volume et la constance des érections, elle accentue également les effets psychologiques tels que le désir sexuel, l’excitation, la sensibilité de la peau caressée sexuellement, l’amour, l’intensité de l’orgasme et l’attachement.

 

 

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